Ports de Saint-Pierre et de Miquelon : une étude pour devenir un « port station-service »
La CACIMA, la chambre d'agriculture, de commerce, d'industrie, de métiers et de l'artisanat de Saint-Pierre-et-Miquelon, a cherché un cabinet pour étudier le développement des ports de Saint-Pierre et de Miquelon. L'étude doit dire si l'archipel peut vendre des services aux navires de passage, en « port station-service ». Les offres étaient attendues avant le 9 janvier 2026 ; le prestataire retenu n'est pas connu.
Publié le 9 janvier 2026 · Source : CACIMA de Saint-Pierre-et-Miquelon
Un port taillé pour la grande pêche
Selon le cahier des charges, jusque dans les années 1990 les ports de l'archipel accueillaient une importante flotte de grande pêche à la morue et de nombreux navires étrangers. Les installations ont été dimensionnées pour cette activité ; le dernier agrandissement du port date des années 1970. Il compte plus de 1,6 km de quais, près de 60 000 m² de terre-pleins et 15 000 m² de bâtiments, dont certains demandent une lourde réhabilitation.
Le port est aujourd'hui un port de service public, géré par l'État : le préfet détient l'autorité portuaire et la DTAM, la Direction des territoires, de l'alimentation et de la mer, en assure la direction. Tout y passe : marchandises, fioul, passagers, pêche et plaisance.
Ce que l'étude doit chercher
Le cabinet doit analyser le potentiel commercial des activités portuaires et vérifier si un positionnement de « port station-service » est faisable et rentable. Les clientèles visées sont précises : navires de pêche d'Europe, surtout d'Espagne et du Portugal, pour du transbordement et de l'avitaillement ; plaisanciers du Canada et du nord-est des États-Unis pour des escales, du carénage ou des réparations ; bateaux des Antilles qui voudraient être mis à sec pendant la saison des ouragans ; plaisanciers locaux pour l'hivernage.
L'étude se fait en trois étapes : un diagnostic, avec entretiens et visites ; une étude de marché, qui compare notamment l'offre avec celle du port de Saint-Jean de Terre-Neuve et cherche des partenaires en France, aux Antilles et au Canada ; puis, seulement si le marché est jugé prometteur, une étude de faisabilité technique et financière, en option. Un comité de pilotage réunit l'État, la Collectivité, les mairies et le Cluster maritime SPM.
Le saviez-vous ?
Le cahier des charges rappelle que les ports de Saint-Pierre et de Miquelon forment le dernier « port d'intérêt national » au sens du Code des ports : ils ne relèvent ni du statut de grand port maritime ni d'une collectivité, et leur fonctionnement est financé uniquement par l'État.
Comment le prestataire devait être choisi
La valeur technique se partageait entre la méthode proposée (25 %) et l'expérience du cabinet (25 %), dont sa connaissance des marchés européen et nord-américain et du domaine portuaire. Le prix est forfaitaire, payé sur le budget de la CACIMA.
Le calendrier
Pour les entreprises intéressées
Les offres étaient à déposer avant le 9 janvier 2026 à 16 h, heure de Saint-Pierre, uniquement sur marches-publics.gouv.fr. La consultation est close. Aucun lien de consultation n'est disponible pour ce marché.
Fiche rédigée à partir du règlement de la consultation, du cahier des clauses administratives valant acte d'engagement et du cahier des charges publiés par la CACIMA. L'avis de marché ne figure pas au dossier. Aucune attribution n'a été trouvée ; cette fiche sera mise à jour à l'attribution.